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Galerie: Essai Aston Martin Vantage

Essai: Aston Martin Vantage

A l'attaque!

14.04.2018

Référence sportive jusqu’à la fin des Sixties, Aston a ensuite navigué dans des eaux plus ou moins troubles. La nouvelle Vantage envoie un message: finis, le rôle de figurante…

Galerie: Essai Aston Martin VantageL'histoire chahutée d'Aston Martin a en effet eu de sérieuses répercussions sur les qualités sportives des voitures. Et quand en 1993, sous l'ère Ford, la DB7 a lancé la lente remontée de la marque, elle a surtout développé deux atouts: le luxe et un design vraiment très sexy. Mais d'une part, après 25 ans, le design commençait à tourner en rond et surtout, à l'exception de quelques voitures "hors-série", les modèles de la marque ne tenaient guère la comparaison sportive avec les rivales Porsche, Ferrari ou Lamborghini. Et puis…

Spectre

Galerie: Essai Aston Martin VantageEt puis en 2015, la "fictive" DB10 de James Bond dans Spectre annonce le renouveau. En 2016 arrive la DB11, qui ne ressemble pas exactement à la Bond Mobile, mais qui est diablement sexy et est l'Aston la plus aboutie techniquement depuis des décennies. Mais cette GT ne montre pas encore tout à fait jusqu'où peut aller le constructeur. Les signes sont cependant là, et on perçoit déjà que le partenariat avec Mercedes-AMG a un impact.

Sublime

Et voici maintenant la nouvelle Vantage, une sportive revendiquée ayant la mission de bousculer les 911, Huracan et autres McLaren Sport Series.

Galerie: Essai Aston Martin VantagePremier argument, traditionnellement Aston: la beauté. La Vantage est à tomber, et vous notez au passage que c'est elle qui s'inspire de la DB10 de James, et renouvelle définitivement le look de la marque. Ce design est aussi le fruit d'un souci obsessionnel de l'aérodynamisme. Chaque forme a une fonction, et cela permet de se passer d'appendices aérodynamiques disgracieux.

Galerie: Essai Aston Martin VantageOn regrette toutefois que cette pureté des lignes contraste à ce point avec l'habitacle. Bien que baignant évidemment dans le luxe, la présentation de la planche de bord est, disons-le, bordélique! Et il y a des détails indignes, comme les bouches d'aérations carrément cheap.

Sur le plan technologique, rien à redire. L'info-divertissement est assuré par le système de chez Mercedes, et les aides à la conduite sont assez nombreuses pour vous protéger, sans vous remplacer. En clair: pas de conduite semi-autonome à bord.

Aston Style

Galerie: Essai Aston Martin VantageLe moteur est lui aussi fourni par Mercedes-AMG: c'est le V8 bi-turbo 4.0 litres de la gamme "63" allemande, mais profondément remanié par les ingénieurs anglais pour lui donner un caractère plus "Aston Style". Il est moins brutal que dans une AMG, et sa voix est un peu plus raffinée, moins "bête enragée". Par ailleurs, le carter sec est remplacé par un carter humide, ce qui rend le moteur plus compact et permet de l'installer très bas et en position très centrale dans le châssis. Ca sent la voiture équilibrée, ça! Enfin, Aston se passe de la boîte auto double-embrayage 7 d'AMG, lui préférant la classique auto 8 de ZF.

Sérieuse

Galerie: Essai Aston Martin VantageDès les premières centaines de mètres, on sent que le temps où les Aston manquaient un peu de développement faute de budget est révolu. La Vantage donne directement cette impression de compacité, de consistance, de sérieux. On sent toute la rigidité du châssis qui est, en mode normal, brillamment compensé par les suspensions pilotées assurant un excellent confort au quotidien, tout en maintenant une sensation sportive. En conduite quotidienne, c'est déjà sublime, d'autant que le moteur semble en effet plus policé, et que la boîte ZF assure des changements de rapports peut-être plus doux que la boîte AMG. Mais n'on est pas là pour se promener.

Galerie: Essai Aston Martin VantageC'est en mode Sport que la surprise est la plus belle. La Vantage est vraiment très rigoureuse: le train avant est mordant à souhait, la direction renvoie les infos, le moteur se fait plus rageur et le train arrière n'est pas trop sagement rivé au sol. Et de fait, l'équilibre de la voiture frise la perfection. C'est de la vraie voiture de sport, agressive et joueuse, qui n'a vraiment pas à rougir face aux rivales, et relance donc clairement Aston dans le jeu. Seul bémol: la boîte auto. Elle fait le travail, son étagement permet d'exploiter pleinement les 510 ch et 685 Nm (envoyés exclusivement aux roues arrière bien sûr), mais a trop tendance à "refuser l'obstacle" dans des situations un peu extrême, comme rétrograder quand le régime moteur est élevé, par exemple. Une petite reprogrammation pourrait arranger ça mais il n'empêche que déjà, l'Aston Martin Vantage est une sportive enfin à la hauteur des autres. Peut-être la meilleure voiture que la marque ait conçu depuis la DB6. Et le constructeur promet que ce n'est qu'un début…

Galerie: Essai Aston Martin Vantage

Aston Martin Vantage
Moteur: V8 biturbo, essence, 3.982cc
510 ch à 6.000 t/min
685 Nm de 2.000 à 5.000 t/min
0-100 km/h: 3,6 secondes
Pointe: 314 km/h
Conso: 10,5 l/100 km
CO2: 245 g/km
Prix: 156.284€

 

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