sans images
AutoScout24
AutoScout24 Magazine

Article publié le : 04.01.2012

ww2.autoscout24.fr?article=266855

Essai: BMW Z4 20i & 28i

Bourgeoise «béhème»

Après Audi et Mercedes, c'est à BMW d'introduire de roturières motorisations 4 cylindres sous le capot de son roadster compact. De quoi altérer les préceptes de plaisir de conduite chers au constructeur allemand.

BMW et les 'six-en-ligne', c'est une véritable histoire d'amour qui dure depuis d'innombrables années. Mais aujourd'hui, les temps sont durs pour ces 'grosses' motorisations que la chasse à la consommation et aux rejets de CO2 autant que les systèmes de taxation mettent à mal. Cela suffit à justifier l'arrivée de coeurs plus modestes sous le long capot du Z4. Il s'agit en fait du même bloc de 1 998 cc qui se voit décliné en deux niveaux de puissance : 184 chevaux (ou 163 ch) pour la toute nouvelle version d'entrée de gamme baptisée 20i, 245 chevaux pour la 28i qui remplace désormais la 23i un cran au dessus.

Y’a d’la joie !

Une différence de puissance qui se ressent nettement sur la route. Si le premier ne démérite pas à emmener les 1 495 kilos du coupé-cabriolet, il limite en revanche ses velléités sportives, préférant faire la part belle à la balade décontractée. Dans le cas contraire, il ne faudra pas hésiter à jouer du levier de vitesses, à fortiori si votre parcours est sinueux et présente de grands dénivelés.

Le second, plus véloce, présente une toute autre copie. Sa puissance et son couple, combinés à une boîte de vitesses manuelle à six rapports offrent un plaisir intense, relançant promptement à chaque sollicitation du conducteur.

Mais quelle que soit la version retenue, le Z4 ravira en tout cas son propriètaire par la sonorité parfaitement travaillée, ne laissant rien transparaître de la modestie de la cylindrée et surtout, par un comportement routier toujours aussi bluffant de dynamisme en faisant l'un des roadsters les plus agréables à conduire. Propulsée comme il se doit par ses seules roues arrière, l'auto est maintenue parfaitement en place par un ESP qui veille au grain, ou peut se faire joueuse à souhait en désactivant partiellement ou totalement celui-ci. Un pur rêgal que la direction directe et précise ou les suspensions, fermes sans être inconfortables, secondent à merveille.

Great Value !

Proposée à un prix d'appel de 36 300 euros, la motorisation 20i est moins cher de 6 000 euros que la 28i. Dans un cas comme dans l'autre, l'acheteur en aura pour son argent tant ces nouvelles versions sont cohérentes et dignes du blason qui orne leur capot. Ce a quoi elles ajoutent des consommations impressionnantes: 6,8l/100km pour toutes les deux. Autant d'arguments qui comptent aussi, en cette période où les prix à la pompe crèvent le plafond.

Cela bien sur, assorti d'un habitacle aux matériaux bien choisis et bien agencé, et à des sièges qui maintiennent très bien en place en toutes circonstances. On ne regrettera finalement que l'allonge conséquente qu'il faut sortir du portefeuille si l'on décide d'opter pour l'une ou l'autre option.