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Article publié le : 24.06.2014

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Prise de contact: Toyota Aygo

La plus funky

Avec le renouvellement en cours du trio de mini-citadines franco-japonaises, Toyota a décidé d'inverser les rôles. Désormais, celle sur laquelle on fait "waouw", c'est l'Aygo.

Nous avions déjà abordé ici le chapitre esthétique de la nouvelle Aygo. Et nous nous étions montré plutôt enthousiastes devant cet énorme X affiché sur la face de la voiture. Les designers parlent d'un volume rond qui tente de sortir d'un volume rectangulaire au point de faire éclater ce dernier.

Eclosion

Belle image, d'autant plus adéquate que depuis quelques mois, la marque Toyota semble bien décidée à sortir de sa coquille pour se (ré)affirmer comme un constructeur capable de passionner. En vrai, l'Aygo est encore plus séduisante qu'en images. Les différentes combinaisons de teintes possibles pour la carrosserie, le X et encore d'autres touches ci et là sont très bien choisies, et même si une version noire à X argent ne manque pas de charme, on a hâte de voir l'Aygo mettre des couleurs dans les villes.

L'habitacle fait un bond de géant par rapport à la devancière. Inutile de chercher le plastique moussé, mais la mise en forme est bien moins simpliste, pleine de peps et là encore, les possibilités de personnalisations des couleurs sont nombreuses. Elles sont aussi modifiables en concession quand on se lasse ou qu'on veut vendre la voiture. Bon point.

Il serait hélas un peu trop long de vous expliquer ici la déclinaison de la gamme, les deux séries spéciales temporaires et le catalogue de personnalisations des éléments de carrosserie, des jantes, des décos intérieures, des décos autocollantes pour l'extérieur, etc. Sachez juste que la finition la plus chère est la X-Wave à quelques 14.500€ (prix définitifs pas encore établis), avec jantes alu 15'', clim manuelle, info-divertissement à écran tactile et caméra de recul, toit souple ouvrable électriquement, antibrouillards, sièges tissus-cuir… Bref, le positionnement tarifaire est globalement compétitif, et comprend bien sûr les 5 ans de garantie Toyota.

L'habitabilité à l'arrière n'est évidemment pas le point fort de cette puce de 3.455 mm de long (+ 5cm), ni aux genoux, ni à la tête. Le confort aux places avant par contre est en gros progrès, grâce aux sièges très réussi et qui sont, confirme Toyota, l'un des apports de PSA dans la voiture. Merci la France. Avec un volant réglable en profondeur et pas seulement en hauteur, on aurait eu la position parfaite.

Uniquement 1.0

Contrairement aux Peugeot 108 et Citroën C1 qui proposent le 3 cylindre essence 1.2 PSA et le 3 cylindre 1.0 Toyota (tous essence), L'Aygo ne recevra que le moteur japonais. On a par contre le choix de la boîte, manuelle 5 ou automatique (robotisée) 5. Les 61 ch et 95 Nm n'ont pas de souci à promener les 915 kg de la voiture, mais on a vu des petits 3 pattes plus vigoureux que celui-ci. Peut-être pas aussi économe, en revanche. Au terme d'une journée d'essai sur un parcours certes assez peu exigeant, l'ordinateur de bord affichait 4,1 l/100 km (officiel: 3,8 l, 88 gCO2/km). Un résultat d'autant plus remarquable que le parcours comprenait une bonne portion d'autoroute.

Et c'est là qu'on remarque le dernier grosse amélioration de l'Aygo: le châssis. On oublie le côté jouet pas forcément à l'aise à grande vitesse ou en conduite dynamique: la nouvelle Aygo se sent comme chez elles sur les grands axes, où elle est stable et peu bruyante. Elle semble aussi apprécier qu'on la malmène un peu dans les grandes courbes rapides.

Voici donc une très recommandable citadine. La meilleure? Non, ça c'est la Hyundai i10. Mais la plus fun, c'est clair!