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Article publié le : 18.04.2017

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Essai: Alfa Romeo Disco Volante Spyder

Par amour du style

L'Alfa Romeo Disco Volante Spyder est un enfant de l'amour, né de la passion pour l'époque où les voitures étaient des œuvres d'art, qui grandissaient au rythme de gestes artisanaux. Nous avons eu l'honneur de faire connaissance avec le premier des seulement sept exemplaires qui existeront.

Si vous êtes des fidèles d'AutoScout24, vous savez déjà tout du carrossier italien Touring Superleggera et de sa Disco Volante. Vous savez qu'elle est développée sur une base d'Alfa Romeo 8C, et qu'elle est une vision moderne de la Disco Volante que ce même carrossier avait commise dans les années 50 pour Alfa. D'abord en version fermée, puis en version décapotable.

7 exemplaires

La production sera extrêmement limitée. Touring Superleggera ne produira en effet que sept exemplaires de l'Alfa Romeo Disco Volante Spyder. "C'est une décision qui a été prise avec le client ayant émis le premier l'idée de cette voiture", explique Louis de Fabribeckers, le designer belge présidant à la direction artistique de Touring Superleggera.

50% carbone

Comme dans le cas du coupé, c'est aussi une Alfa 8C qui doit se sacrifier pour donner naissance à la Spyder. Et rien que cette voiture donneuse s'échange actuellement à quelques 250.000€ sur la marché de "l'occasion". La totalité de la carrosserie de la 8C disparaît au profit d'une nouvelle robe, réalisée complètement à la main en aluminium et éléments de carbone. "Pour le parebrise par exemple, nous avons dû développer un nouveau cadre en carbone, de façon à obtenir des lignes plus "aiguisées" qui rappellent une visière de casque", poursuit de Fabribeckers. Alors que le coupé n'utilise que 35% de carbone, la Spyder porte cette proportion à 50%. Et les gens de Touring laissent entendre qu'à l'avenir, le carbone pourrait prendre plus de place encore.

Spitfire

Quand on a la chance de la voir de près, la Disco Volante Spyder coupe le souffle. Chaque détail est sublime, comme par exemple le logo Alfa Romeo présenté sous la forme qui était la sienne dans les années 50. Le jeu de lignes en alu qui court sur la carrosserie serait impensable sur une voiture moderne produite en grande série. Et la peinture, l'un des grands points forts de Touring, est digne d'une toile de maître. Le client commanditaire – grand amateur d'avions Spitfire – a demandé à ce que le troisième feu-stop ait la forme d'une aile d'avion de chasse de la Seconde Guerre Mondiale. Et la référence n'est pas si folle car dans le trafic, la voiture produit un peu le même genre de son: très agressif.

V8

Rien n'a par contre été changé au moteur. Le V8 développe toujours 450 ch à 7.000 tours. Mais l'usage généreux de carbone fait de la Disco Volante Spyder est à peu près aussi légère que le Coupé: 1.450 kg. La puissance est envoyée aux roues arrière via une boîte mécanique robotisée, que l'on commande par des palettes au volant.

Plus encore que les glorieuses vocalises du V8, c'est par ce que l'on ressent au volant que la Disco Volante Spyder fait impression. On sent immédiatement qu'on est à bord de quelque chose de très spécial. La finesse des encadrements de fenêtres fait qu'on est en contact direct avec le monde extérieur, tant avec les regards émerveillés des passants qu'avec le vent qui caresse la carrosserie.

Espresso

On imagine mal quiconque emmener sur circuit une œuvre ayant demandé quelques 4.000 heures de travail, pour vous donner une idée du prix que Touring se refuse à communiquer. En fait, ceci est une voiture que l'on gare plutôt sur une place, juste histoire de s'installer à une terrasse et de la contempler en sirotant un expresso. Et de préférence depuis un peu de hauteur, angle sous lequel la voiture est la plus extraordinaire. Et ça aussi, c'est une chose qu'on peut dire de très, très peu de voitures de ce monde.

Il n'y a qu'un mot à dire: admirez.