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Galerie: Interview Mike Wright (Jaguar Land Rover)

Interview: Mike Wright (Jaguar Land Rover)

“A la recherche de nouveaux segments pour Jaguar”

04.05.2011

«La Jaguar X-Type n'aura pas de descendante directe. Mais il est évident que nous devons être présent avec un produit dans ce segment». Nous avons eu la chance de parler avec Mike Wright, directeur exécutif de Jaguar et Land Rover, au sujet de l'avenir des deux marques. Et celui-ci s'annonce radieux.

Déficitaire sous le règne Ford et (très) rentable sous celui de Tata. Et tout cela sans réduire l'offre de produits. Comment est-ce que Jaguar LandRover a-t-il réussi ce miracle?

Mike Wright Mike Wright: «En fait, même dans les moments les plus sombres de l'histoire récente, nous avons continué à investir dans le développement de nos produits. Lorsque Ford n'a plus voulu de nous, tout était prêt pour un renouvellement des produits Jaguar et Land Rover. Je pense que cette stratégie nous permet aujourd'hui de regarder en arrière avec la satisfaction d'avoir opté pour la bonne voie. Car quand le marché a repris, nous étions là avec des produits tout à fait actuels, des moteurs modernes, un équipement dernier cri et un design fort. Et c'est sur cette base que nous avons pu attirer de nouveaux clients.»

La qualité de vos produits a également fait un bond en avant.

«Oui, c'est le fruit d'un long processus d'amélioration. Et nous voulons encore aller plus loin. Nous avons beaucoup investi dans nos usines, notamment sur les toutes dernières techniques d'assemblage. Dit comme cela, ce n'est pas très glamour. Mais si vous offrez du meilleur matériel à vos techniciens, ceux-ci font encore du meilleur travail.Un troisième élément a également joué un rôle important. Je crois que comme nous avons dû assez subitement reprendre notre histoire en mains et agir de manière autonome, les gens ont considéré nos produits avec un regard neuf.»

Mike Wright Est-ce un coup de chance ?

«En la matière, cela a rarement quelque chose à voir avec la chance. Mais il est vrai que l'indépendance que nous laisse Tata (le nouveau propriétaire) a boosté notre confiance. Nous pouvions choisir nous-mêmes le positionnement de notre marque car nous ne faisions plus partie du portefeuille d'un grand groupe. Actuellement, nous sommes en bonne position sur nos marchés traditionnels comme les Etats-Unis, le Royaume Uni et l'Europe. Mais nous devons encore améliorer notre présence dans les pays émergents comme la Chine.»

Quelle croissance prévoyez-vous là-bas ?

«La Chine est le marché automobile qui a la plus forte croissance en général, mais aussi la croissance la plus rapide dans le segment des marques premium. Il faut y être très fort en terme de qualité et d'image de marque. Actuellement, nous ouvrons entre 20 et 30 nouvelles concessions par année en Chine. Mais nous ne devons pas focaliser toute notre attention sur la Chine car il nous faut également continuer à investir sur les autres marchés.»

Jaguar fait un peu figure d'enfant turbulent au sein du groupe. Quels sont les défis spécifiques à cette marque ?

Mike Wright «Le repositionnement de Jaguar a débuté voici quatre ans avec la XK. La XF a suivi. C'est un modèle qui se défend très bien en Europe dans un segment pourtant très concurrentiel. Récemment, nous avons lancé la XJ. Avec elle, nous avons définitivement affirmé le nouveau style Jaguar. Le feedback que nous recevons aussi bien de la part des clients que de la presse indique que son style contemporain est très apprécié. Maintenant, il s'agit d'introduire de nouvelles Jaguar dans d'autres segments populaires.»

Il est donc question d'une descendante de la peu populaire X-Type ?

«Pas automatiquement. Nous avons déjà eu une X-Type... Mais il est évident que nous devons être présent dans ce segment (celui des BMW 3 et Audi A4). Mais de quelle manière, ce n'est pas encore défini. Nous sommes convaincus qu'avec notre qualité de fabrication et notre technologie, nous pouvons proposer rapidement un nouveau produit capable de charmer de nouveaux clients.»

Mike Wright Au Salon de Genève, vous avez dévoilé le Rang_e, un Range Rover Sport dont les émissions de CO2 sont limitées à 89 gr/km. Ne craignez vous pas les réactions des clients qui comparerons les chiffres officiels avec leur vraie consommation ?

«Cette norme officielle est aujourd'hui utilisée par l'ensemble de l'industrie automobile. Nous sommes convaincus que, grâce à l'utilisation de matériaux légers et l'amélioration de la gestion du moteur, nos clients constateront par eux-même cette belle diminution de la consommation et des émissions nocives.»

Sommes-nous loin de la mise en production de ce modèle ?

«Quelques mois tout au plus. Ensuite, nous proposerons une première version hybride avant un modèle plug-in hybride.»

 

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