Imprimer Recommander   Twitter
 
Imprimer Recommander   Twitter
Galerie: Reportage La Collection Baillon aux enchères, par Artcurial

Reportage: La Collection Baillon aux enchères, par Artcurial

14,2 millions pour une Ferrari oubliée

13.02.2015

Les vestiges de la Collection Baillon ont été vendus aux enchères à Paris, et chaque pièce est partie pour bien plus qu'espéré. Le clou de la vente fut la Ferrari 250 SWB California Spider de 1961, ayant appartenu à Alain Delon. Adjugée pour 14,2 millions d'euros.

La Collection Baillon a véritablement été sortie de la naphtaline. Des dizaines de voitures classiques qui pourrissaient depuis des décennies dans des granges de la campagne françaises ont enfin trouvé de nouveaux foyers.

Galerie: Reportage La Collection Baillon aux enchères, par ArtcurialLa nouvelle de la découverte de cette collection a fait le tour du Monde, et a attiré des milliers de curieux et d'enchérisseurs au Salon Rétromobile de Paris. En marge de cette Grand-Messe des amateurs d'anciennes, Artcurial avait créé un lieu séparé où étaient exposées quelques voitures Baillon, telles qu'elles furent découvertes: rongées par la rouille et, dans certains cas, apparemment irrécupérables.

Talbot

Galerie: Reportage La Collection Baillon aux enchères, par ArtcurialMais les enchérisseurs ne semblèrent pas effrayés. Bien qu'aucun prix de réserve n'ait été fixé, les enchères se sont envolées pour chacun des 59 lots proposés. Une Voisin Type C3 de 1923 par exemple, dont il ne restait guère plus qu'un châssis et un morceau de volant, était estimée à 2.000€. Elle a été adjugée à 44.000€. De la même manière, une Facel Vega Excellence de 1960 estimée à 80.000€ est partie pour 120.000€. Une Bugatti Type 57 de 1939 – même pas une Bugatti particulièrement exceptionnelle – a rapporté 250.000€ alors qu'elle était estimée à 160.000€. Une Talbot-Lago T26 Grand Sport SWB de 1949 qu'on croyait définitivement disparue était estimée à 600.000€, mais elle dépassa largement la barre du million: 1.450.000€! Enfin les deux plus belles pièces mises en vente furent la Maserati A6G Gran Sport Berlinetta Frua de 1956 et la Ferrari ex-Alain Delon. Elles furent respectivement adjugées à 1,72 et 14,2 millions d'euros. Frais non-compris, évidemment.

Bulle?

Galerie: Reportage La Collection Baillon aux enchères, par ArtcurialDes prix ahurissant pour des voitures que l'on trouve souvent en état concours, pour moins cher. Un signal de l'explosion des prix des voitures anciennes, ou doit-on s'attendre à une correction, voire à un crash? L'avis de Gert Beets, expert en automobiles classiques: "D'après moi, les prix augmentent depuis un certain temps déjà. L'épargne ne rapporte plus rien et les voitures anciennes sont en ce moment très tendance. Les gens commencent donc à investir dans l'automobile et il y a certainement une part d'effet de mode. Quand une autre forme d'investissement rentable apparaîtra, ou quand l'épargne rapportera à nouveau, le public changera son fusil d'épaule. Et tôt ou tard, les voitures devront être vendues, à n'importe quel prix. Dans certains cas bien sûr, l'envol des prix peut s'expliquer. Mais dans d'autre, ça n'a d'après moi aucun sens. Difficile de dire quand, mais je pense que cette bulle finira par éclater. Dans le cas de la Collection Baillon, il y a aussi eu une sorte de buzz. Il faut saluer Artcurial qui a fait de cette découverte un évènement mondial. Ca a manifestement attiré beaucoup d'amateurs à Paris qui, à en juger par le résultat de la vente, étaient particulièrement enthousiastes. La différence entre cette vente et d'autres, organisées le même jour par Artcurial, est énorme!"

 

Salon de Genève 2017

Découvrez toutes les nouveautés du Salon de l'Auto de Genève 2017 dans notre dossier spécial.

AutoWorld

No data available

ServiceWorld

Trouvez votre voiture !

Marque
Modèle

Sécurité en ligne

Protégez-vous contre l'hameçonnage (phishing), les fraudes par chèque et les offres malhonnêtes. Surfez en toute sécurité grâce à nos conseils.